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Le livre numérique jeunesse : quels contenus au menu ? (7)

Florilège

Il est souvent  de coutume, en fin d’année, de faire un bilan des mois écoulés avant d’entrer dans un nouveau cycle. Pour moi, ce sera une sélection des livres numériques qui m’ont marquée, interpellée, étonnée. Pas de choix rationnel, promotionnel ou d’inventaire de Noël mais plutôt des idées retenues, des pistes ouvertes.

Parmi les applications pour les plus petits, je retiens La Sorcière sans nom, pour l’animation ludique et l’utilisation amusante de la tablette qui en découle. Moins pour la qualité littéraire de son contenu qui donne – un peu trop parfois – l’impression que l’histoire sert de prétexte à l’interactivité.

 

La sorcière sans nom

 

 

 

 

 

Parues plus récemment, Les Histoires farfelues produisent des contes à la manière d’un bandit manchot. Un peu frustrant de temps en temps mais drôle et imprévisible sans aucun doute.

 

Histoires farfelues

 

 

 

 

 

J’ai un petit faible pour Ma poire. Une application peut-être pas aussi enthousiasmante que Dans mon rêve, mais de de toute beauté également. Avec le risque de faire rêver davantage les parents que les enfants…

 

Ma poire

 

 

 

 

 

 

 

Enfin, deux livres, qui ne sont pas des applications mais des créations enrichies au format epub, format encore peu exploré en jeunesse : Francis et la souris verte, une histoire très joliment animée, et Le garçon aux grandes oreilles, un conte traditionnel du Maroc qui fourmille d’explications sur le texte, la langue, le pays. À découvrir !

 

Francis et la souris verte

 

 

 

 

 

 

 

Le garçon aux grandes oreilles

 

 

 

 

 

 

 

Pour les plus grands, cette fois, Conte du haut de mon crâne est pour moi un des livres marquants de cette année. Un texte aux qualités littéraires indéniables, des illustrations en harmonie avec l’histoire. Un beau travail éditorial. Autant d’éléments que l’on trouve encore trop rarement réunis chez les pure-players.

 

Conte crane

 

 

 

 

 

 

Voyage au centre de la Terre est également une réussite. Le texte de Jules Verne n’a plus grand-chose à prouver. En revanche, les animations, les choix interactifs et le graphisme choisis le valorisent certainement.

 

Voyage au centre de la terre

 

 

 

 

 

 

 

Et dans la catégorie documentaire…
Le dinosaure est le troisième titre de la collection “Mes premières découvertes” (Gallimard) à paraître sous forme d’application, après La coccinelle et La forêt. Une belle application, comme les deux précédentes.  L’écran leur va comme un gant.

 

Le dinosaure

 

 

 

 

 

Une autre application a ouvert cette année la voie de l’appli-documentaire : Le corps humain expliqué par Tom. Un exposé “à tiroirs” livrant les informations au fur et à mesure qu’on les ouvre : les explications sont nombreuses et détaillées. Intéressant et bien ficelé.

 

Chocolapps corps humain

 

 

 

 

 

 

Une mention spéciale pour “Jo et moi autour du monde” avec les titres Londres et Paris. Des carnets de découverte des capitales britannique et française, ludiques et interactifs. Sympathiques !

 

Jo et moi

 

 

 

 

 

Et pour finir : le premier numéro de Cramik, une revue jeunesse venue de Belgique pour les enfants lecteurs, proposant des fictions, des blagues, des recettes, des reportages. À suivre. On attend les numéros suivants avec impatience.

 

Cramik

 

 

 

 

 

 

On ne peut que souhaiter longue vie à tous ces livres numériques. À tous ceux que je n’ai pas cités également (je me suis forcée à faire un choix). Et encourager les éditeurs qui se lancent, mais aussi ceux qui se sont déjà jetés à l’eau et qui tiennent le coup depuis quelques années, ou encore ceux qui n’osent pas mais qui, peut-être un jour… En espérant que la cuvée 2013 sera riche en nouvelles découvertes, en nouveaux contenus. Très belles fêtes de fin d’année !

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Le livre numérique jeunesse : quels contenus au menu ? (5)

L’art du funambule

“Il était une fois…” Une histoire, lue, contée, projetée, jouée, reste une histoire avec un début, une intrigue, une quête, une aventure ou autre et un dénouement. Pour les tablettes, on y ajoute aujourd’hui, en plus des illustrations et du contenu textuel, de multiples éléments dont le son, l’animation, l’interactivité et souvent le jeu. Gadgets ou révolution dans la conception des récits pour enfants ?

Il est certain que la conception graphique d’un livre destiné à être lu sur une tablette est un peu différente de celle d’un ouvrage imprimé. Le pli du milieu par exemple, l’intérieur ou l’extérieur de la page s’effacent au profit d’autres repères, d’autres règles de mise en forme. Le texte et la partie illustrée (dessins, photos et autres) sont donc pensés et organisés pour l’écran et non plus pour le papier. Et si l’on enrichit le tout, l’affaire se complique. La conception d’une applications livresque devient presque une production cinématographique faisant appel à des compétences très diverses. L’écran invite ainsi à inventer de nouvelles manières de construire des histoires.

Plusieurs éditeurs se sont déjà lancés, de façon plus ou moins expérimentale. Les trouvailles des éditions volumiques, même si davantage dans le jeu que dans le livre, laissent apercevoir la diversité d’utilisation ludique des tablettes et les connexions possibles entre le papier et l’écran (voir notamment l’application Balloon PaperApp utilisant un livre et iPad).

 

 

 

 

La Souris qui raconte, une maison d’édition numérique, est une des pionnières des histoires pour l’écran. Le catalogue s’organise autour de trois collections. La première : les “histoires à lire” (du son et quelques animations) avec, pour tablettes, La petite musique du monde. La seconde : les “histoires à jouer” (enrichies, interactives), dont  Conte du haut de mon crâne. Enfin, les “histoires à inventer” (des histoires au déroulement différent selon les choix du lecteur) avec la réjouissante ogresse.

 

 

 

 

L’écran permet de mettre en place des histoires à choix multiples avec un peu plus de fluidité que sur le papier. Dans L’ogresse, trois chemins s’offrent à l’enfant pour connaître l’issue de l’histoire. Il peut bien sûr revenir en arrière pour découvrir les deux autres.
D’une manière un peu différente, mais fonctionnant selon le même principe, Les Histoires de lapin d’Europa-Apps font intervenir, comme son titre l’indique, un lapin, que le lecteur personnalise avec la couleur de son choix. Au lecteur ensuite de choisir, à la carte, l’autre protagoniste du récit : un loup, une princesse ou un dragon. Il ne s’agit plus d’une “histoire à jouer”, comme chez la Souris qui raconte,  mais de “jouer à une histoire”. On joue sur les mots ?

 

 

 

 

Parmi ces histoires à choix multiples, on trouve bien sûr les récits dont vous êtes le héros. Notamment ceux de Walrus Books : Le vaisseau du temps et La bibliothèque infernale. Ces récits se prêtent parfaitement au format des e-books, sans illustrations, des liens textuels guidant la lecture.

 

 

 

 

La tablette permet d’inventer de nombreuses déclinaisons d’histoires dont le lecteur peut modifier le cours, les personnages, le décor. La construction de ces histoires peut donc devenir assez complexe selon les options offertes au lecteur.
Impossible de ne pas évoquer Dans mon rêve (e-Toiles éditions), qui fonctionne selon le principe du cadavre exquis et qui permet, à partir de trois bandes de dessins et de phrases, de créer de courts textes et des illustrations. Pas à l’infini mais presque ! De quoi permettre aux petits de s’inventer de véritables histoires.

 

 

 

 

Pour les plus jeunes toujours, l’application Fli Fli et Flo Flo (Ceci n’est pas Éditions) propose deux histoires qui se rejoignent pour ne faire qu’une à la fin. L’histoire de Fli Fli en utilisant sa tablette en positon horizontale, l’histoire de Flo Flo en tenant l’écran à la verticale. Des animations d’une grande sobriété mais une construction de récits exploitant les ressources des écrans des tablettes.

 

 

 

 

 

Enfin, un livre dense, étonnant et unique dans son genre pour l’instant en numérique jeunesse : L’Herbier des Fées (Albin Michel). Un botaniste russe du début du 20e siècle narre, à travers son journal de bord, ses recherches dans la forêt de Brocéliande. Les légendes pour des illustrations prenant l’allure de planches naturalistes, les animations, les incroyables vidéos “d’époque” viennent sans lourdeur habiller l’histoire et plonger le lecteur dans une aventure riche en découvertes.
La façon dont le récit a été conçu, à la fois pour le papier et pour l’écran, n’est pas innovante en soi. En revanche, elle a été exploitée et enrichie pour les tablettes d’une très belle manière. L’équilibre entre l’attention portée au texte et l’attraction des éléments interactifs n’est pas évident à trouver. Plusieurs applications jeunesse pêchent par leur surenchère en animations au détriment de l’histoire, parfois par manque d’un récit solide et construit. On en est loin avec L‘Herbier des Fées. Le sujet et la manière dont il est conté deviennent vite fascinants, même si la tentation de tapoter l’écran à tout bout de champ est grande. D’un bout à l’autre de l’histoire apparaissent de petits tiroirs que l’on peut ouvrir ou pas sans risquer d’altérer le récit. Un numéro de funambule réussi.

 

 

 

 

Un équilibre un peu plus difficile à trouver pour Babel, le chat qui veut être roi (epic). L’histoire pleine de sens, au parfum de conte philosophique, soufre par moments des enrichissements faits pour l’écran. Son découpage – chaque tableau est un chapitre – implique une lecture un peu hachée. On a tendance à passer plus de temps à chercher les animations qu’à s’immerger dans le récit. D’autant plus qu’il faut parfois lire les instructions d’aide pour la manipulation de l’écran, en plus du texte de l’histoire.

 

 

Les applications numériques reprenant les contes traditionnels (celles de Chocolapps par exemple), les histoires que l’on peut trouver dans le J’aime Lire Store rencontreront sans doute toujours de nombreux lecteurs. Les récits lus et relus, transmis depuis quelques générations obtiennent un succès garanti auprès du jeune public. Quelle que soit leur forme finalement. Le fond y est et c’est lui qui compte.
La conception formelle des histoires pour les écran des tablettes est donc différente de celles conçues pour un livre imprimé.
Mais sur le fond, l’entreprise reste la même. Celle des auteurs, des relecteurs, des éditeurs. Que le livre soit imprimé ou numérique (application ou e-book), l’histoire ne peut pas être un prétexte mais doit rester le cœur de tout ce qui gravite autour. Et il en va de même pour le documentaire. Aussi époustouflants soient-ils, tous les enrichissements numériques mis en place ne rattraperont pas un récit qui ne tient pas la route, il manquera l’essentiel. L’écueil inverse est aussi à éviter : ne pas occulter une belle histoire pas trop d’animations. Tout l’art du funambule…

Le livre numérique jeunesse : quels contenus au menu ? (4)

Petits nouveaux

En ce début d’année scolaire, des petits nouveaux ont fait leur rentrée sur la scène éditoriale numérique jeunesse. Dans des genres très différents : histoire, ludo-éducatif, documentaire, guide.

L’éditeur Hocusbookus tout d’abord avec une première application : Le marchand de sable. Une application, aux illustrations poétiques très réussies, que l’on pourrait classer dans une rubrique “Histoires pour le soir”. Genre que l’on trouve encore peu dans les applications jeunesse qui demandent souvent beaucoup – trop ? – d’activité aux petits. Une histoire douce et apaisante, mais pas vraiment enthousiasmante. Il est regrettable que le texte ne soit pas à la hauteur du décor.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans une catégorie bien différente Marbotic livre l’application 10 doigts, lauréate des trophées Wouap Doo Apps en juin dernier – voir “De l’éducation nouvelle à la nouvelle éducation”, “Le livre numérique jeunesse : quel usages ? (3)”. Le contenu est avant tout pédagogique, d’une grande simplicité : l’enfant y apprend à compter avec les doigts, posés sur l’écran ! Encore une application pour les petits, c’est vrai, mais innovante et intelligente dans son utilisation de l’écran.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour les plus grands enfin ! L’éditeur Chocolapps, qui  a déjà une certaine quantité d’applications jeunesse au compteur, se lance dans le documentaire avec Explique-moi Tom : c’est quoi le corps humain ? Le documentaire jeunesse pour les bons lecteurs – et non pour les moins de 6 ans – est un genre encore peu exploré dans l’édition numérique. Et cela manque certainement. Cette application fonctionne bien. L’enfant peut choisir ce qu’il souhaite explorer : les organes, le squelette, les muscles qui compose le corps humain, la manière dont il fonctionne, dont il se défend. L’ensemble des informations réunies est très riche, mais… L’application fait davantage penser à un jeu de plateau (il faut faire tourner une roue pour choisir ce que l’on veut explorer). Il manque un soupçon de cohésion des différents éléments entre eux. Un “fil rouge”, un déroulement logique, un plan, une vue d’ensemble des différents éléments du corps présentés. On ne craque pas non plus pour le graphisme. En tout état de cause, la voie du documentaire est ouverte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Enfin, des nouveautés pour tablettes chez La Souris qui Raconte. Après Conte du haut de mon crâne, bienvenue à Thibaut au pays des livres et La petite musique du monde. Ces deux derniers titres faisaient déjà partie du catalogue de l’éditeur, mais n’étaient pas adaptés aux tablettes. Ils sont désormais accessibles dans l’App Store et Google Play. Et c’est tant mieux. Les histoires s’adressent à des enfants âgés d’au moins 8 ans. De beaux récits dans l’ensemble – Thibaut au pays des livres est, à mon sens, un peu moins entraînant –, avec un même souffle de poésie. Un regret : la typographie choisie pour les textes n’est pas toujours adaptée aux jeunes lecteurs. Des caractères un peu compliqués à déchiffrer pour Conte du haut de mon crâne ; des phrases pas toujours faciles à suivre, en raison de leur présentation, dans Thibaut et une police peut-être petite pour La petite musique du monde. Un catalogue néanmoins intéressant, à suivre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’offre jeunesse continue à s’enrichir, à s’organiser. Des catalogues, des collections naissent. La tablette, pour ses propriétés tactiles, visuelles et sonores, semble être un support particulièrement adapté aux non-lecteurs, auxquels s’adressent une grande partie des applications, mais les plus grands commencent à pouvoir se nourrir. Un peu. Le champ des possibles à explorer est vaste et nous n’en sommes qu’au tout début. Nous n’avons sans doute encore rien vu…

Le livre numérique jeunesse : quels contenus au menu ? (2)

Cherchez le « documentaire »

Nombreuses sont les applications jeunesse qui, aujourd’hui, se rapprochent davantage du jeu ou du dessin animé que du livre. Les frontières deviennent floues. Le son, le mouvement, l’interactivité (avec le toucher) influent sur les contenus et, en particulier, sur le texte.
Quelles applications proposent une importante quantité de texte de qualité, suffisamment conséquente pour pouvoir fournir à un enfant déjà lecteur une base documentaire solide ? Quelle forme et quel format vont être adoptés par les contenus encyclopédiques pour la jeunesse ? Voici un très bref état des lieux. La présentation ci-dessous ne tend pas vers l’exhaustivité, loin de là.

• Dans la famille « ePub », il est difficile de dénicher des ebooks qui ne soient pas la simple numérisation de livres papier. Flammarion jeunesse, par exemple, a publié sur papier et en format ePub : Galilée, la tête dans les étoiles, Thierry Delahaye. On aimerait quelques enrichissements, il n’y en a aucun. De quelle manière seront réalisés de tels titres dans les années à venir ? Cela va sans doute évoluer.

 

 

 

 

 

 

 

Parmi les applications, on trouve un éventail plus riche mais la tranche d’âge n’est pas toujours bien ciblée.

• C’est le cas de L’Australie de Lulu, Éditions Zanzibook, qui emmène l’enfant en Australie, mais qui n’est pas pour autant un guide de découverte. Le texte, écrit comme lu, est particulièrement succint (une phrase par tableau), les illustrations un peu « bébé ». Documentaire ou fiction ? On ne sait pas bien ce qu’a souhaité faire l’éditeur.

 

 

 

 

 

 

• Les applications créées par Quelle Histoire, présentant de célèbres personnages historiques, offrent davantage de matière. Il s’agit de petites biographies rapides (trop ?) et agréables à écouter. Les non-lecteurs s’y retrouvent parfaitement puisque dans la plupart d’entre elles, l’affichage du texte est optionnel. Le contenu n’est pas toujours bien rédigé (Mandela en particulier) et on aimerait parfois, d’une application à l’autre, changer d’illustrateur – heureusement les perruques aident à distinguer Louis XIV de Vauban. Les plus petits se régaleront tout de même, mais les 9-10 ans seront-ils assez « nourris » ?

 

 

 

 

 

 

Gallimard Jeunesse, dans la collection mes premières Découvertes, a produit deux applications : La coccinelle et La forêt. Ces deux titres existent également en version imprimée. Leur réalisation numérique est une réussite. La découverte ludique ne prend pas le dessus sur son aspect didactique et fait de ces applications de vrais mini-documentaires… pour les petits seulement !

 

 

 

 

 

 

 

Science & Vie Kids, la version iPad du magazine Science & Vie, s’adresse aux plus grands – enfin ! –, aux enfants qui lisent déjà bien. Le journal propose davantage de texte, une densité d’informations beaucoup plus importante que dans la plupart des autres applications. On peut y consacrer du temps, revenir sur certains articles. Cependant… Si une application fonctionne dans un système fermé, quelles sont alors les différences avec un CD-ROM, si ce n’est que l’objet disque a disparu ? Quelle est la plus-value de la tablette ?

 

 

 

 

 

 

Il est difficile de prédire aujourd’hui vers quel type de produits mènera l’évolution du documentaire jeunesse. À partir des constats actuels, on peut cependant se poser quelques questions.

–       Dans le domaine du documentaire, faut-il être un bon éditeur papier pour devenir un bon éditeur numérique ?
–       Alors que les parents ont peut-être davantage tendance à laisser facilement leur tablette à leurs enfants ayant atteint l’âge de raison, pourquoi peu de livres numériques leurs sont destinés ?
–       Existe-t-il une voie intermédiaire, et même nouvelle, pour la connaissance encyclopédique jeunesse entre les applications, au format fermé et sécurisant (proche du CD-ROM), et internet, ouvert à toutes les recherches mais aussi à tous les dangers ?