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Horizon 2013 ?

À l’instar de Bayard avec son J’aime Lire Store, une appli-librairie regroupant les contenus numériques jeunesse de Bayard (voir aussi Graines de librairies), Chocolapps a ouvert récemment Le petit monde de Chocolapps, une application regroupant toutes les applis de l’éditeur. Avec, en prime : un volet sur les nouveautés, des infos sur les promos (à condition bien sûr d’accepter de laisser son adresse e-mail pour recevoir les news), des jeux, un concours. Trois critères permettent de faire une sélection des applications proposées : le genre (fille ou garçon), l’âge (une échelle de 0 à 9 ans), le thème (jeu, livre ou découverte). Enfin, pour chaque application sont proposés : un aperçu (YouTube) et des fonctions que je n’ai pu tester à l’heure où j’écris – un “bouton” offrant la possibilité de voir l’application et un lien permettant d’offrir cette app.

 

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Petit monde de Chocolapps

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chocolapps a aujourd’hui suffisamment de titres au catalogue pour pouvoir proposer sa propre “librairie” numérique. C’est une première pour un éditeur pure-player. Cela présente l’avantage de présenter toutes ses applications (plus d’une vingtaine) regroupées en un même lieu. Et pour les parents, il est tentant d’y rester plutôt que d’aller s’égarer dans les méandres de l’Appstore à la recherche d’une application pour ses bambins. L’effet collection fonctionne sans doute très bien : si j’ai Cendrillon, pourquoi je n’aurais pas aussi Le chat botté, Blanche-Neige, etc. Les applications Chocolapps sont par ailleurs présentes individuellement dans l’Appstore. La visibilité de l’éditeur est donc double : à travers son “catalogue-magasin” et à travers ses applications. Contrairement au J’aime Lire Store, unique porte d’entrée des contenus de Bayard jeunesse.
La contrepartie de ces applications : enfermer le l’usager dans un univers, dans une marque qu’il aime ou pas. Rassurant pour l’instant, mais qu’en sera-t-il lorsque pour les lecteurs s’ouvriront d’autres horizons…

Il semble en tout cas que l’offre numérique jeunesse commence à s’organiser chez les éditeurs. Car il n’existe encore rien de transversal, pas de “librairie” ni même d’offre groupée proposant une sélection riche et structurée. En espérant que cela viendra. En 2013 ?

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Bayard, sans peur ?

Bayard Éditions, avec sa marque J’aime lire, « donne le goût de lire aux enfants, éveille et stimule leur imagination » depuis plus de 35 ans… Ne crachons pas dans la soupe. Les magazines jeunesse du groupe Bayard, auquel il faut ajouter depuis quelques années ceux de Milan, flanqués de leurs héros (Tom-Tom et Nana, Petit Ours Brun, Mimi Cracra et les autres), ont fait rêver deux générations d’enfants. La première d’entre elles – celle qui abonne aujourd’hui ses bambins à Pomme d’Api ou Astrapi en se rappelant de bons moments de lecture – considère encore Bayard comme un éditeur de qualité, proposant une presse de bon goût, essentielle à l’éveil, au jeu, à l’imagination des petits. On en pensera ce qu’on voudra, le sujet n’est pas là.

De la part de cet éditeur maîtrisant si bien la création et le contenu graphiques et littéraires pour enfant, on attend qu’il s’engouffre dans le vent et propose une offre novatrice dans le domaine du numérique. Pourtant, à l’heure actuelle, il n’en est rien. Le J’aime Lire Store, une application lancée en février dernier, déçoit. On y trouve du neuf fait avec du vieux. Une numérisation de titres déjà parus. Des éléments de confort et d’habillage (marque-page, badge « J’ai tout lu » par exemple) ont bien sûr été ajoutés, mais ils n’apportent rien d’essentiel. Pas de quoi révolutionner la lecture, ni de quoi convaincre papa et maman d’abandonner leur tablette dans les mains de leurs chérubins. D’autant plus lorsque ces derniers ont déjà dans leur chambre la version imprimée (voire le CD) des histoires numérisées.

Certes, les missions du numérique que sont la facilité de stockage et le transport sont ici pleinement accomplies, mais on aurait aimé un peu plus d’ambition, d’innovation de la part d’un éditeur bénéficiant d’un très grand nombre d’abonnés et disposant donc d’un réseau de lecteurs, d’un marché potentiel qui rendrait jaloux n’importe quel éditeur pure-player…